Le dispositif de modernisation de l’action publique se met en place

Une vraie bonne nouvelle que le regroupement des différentes entités dédiées à la réforme de l’état sous l’autorité du SGMAP !
D’abord du point de vue de la gouvernance : la réforme de l’état quitte la gouvernance mixte Elysée-Bercy pour se loger sous la houlette du premier ministre, sans pour autant que l’optique de bonne gestion des deniers de l’état soit atténuée.
Ensuite de celui des outils, regroupés sous la même autorité de la maîtrise d’ouvrage, des systèmes d’information, de la communication via le portail, un territoire d’action complet incluant les administrations centrales, les agences et opérateurs (1244 dont 400 opérateurs dont les effectifs ont augmenté de 6% ces cinq dernières années), les services extérieurs de l’état les collectivités territoriales et la protection sociale.
Les mots-clé restent identiques, qualité de service à l’usager, efficacité, efficience fiabilité, simplification, mais la méthode s’enrichit, renforcée par l’évaluation préalable des politiques publiques, impliquant tous les acteurs de la dépense, plus ouverte à la participation des usagers et des agents, moins axée sur les économies rapides, renforçant le poids de la gestion des ressources humaines et bouclant le processus par un baromètre «indépendant».
Les jalons de la feuille de route sont fixés et seront précisés lors du CIMAP de décembre.
L’objectif est fixé: 60 M€ sur 5 ans soit 12 M€ par an, une progression de la dépense calée à 0,7 % hors inflation, contre 1,7 lors du précédent gouvernement. 10 M€ d’économies sont déjà programmés sur 2013, alors que le précédent gouvernement qui avait assigné à la RGPP un objectif de 5 M€ par an, n’a atteint en fin de compte, au bout de 5 ans que 11 M€ sans que sa détermination ne puisse objectivement être niée. Comment y croire? L’élargissement du périmètre le fait de prendre en compte tous les acteurs permet sans doute de donner plus de profondeur et il faut l’espérer plus d’efficacité à la démarche. L’ouverture de nouveaux champs d’action tels que les agences et les opérateurs de l’état est un objectif intéressant mais globalement peu contributif; Reste la prise en compte dans le périmètre des collectivités territoriales (20% dans les 1100 M€ de déficit).
Elles souffrent d’embonpoint de masse salariale, dû semble-t-il à un excès de mille-feuille, qui constitue une piste sérieuse mais qui suppose une révision profonde de l’organisation territoriale, sujet éminemment politique. Reste le serpent de mer de la protection sociale (45% du déficit) mais sans toucher à la retraite à 60 ans et aux 35 heures, cela va être délicat! Le top départ est donné à cette cure d’amaigrissement sans précédent le compteur est à 56% du PIB. Bonne chance au SGMAP!

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